HOMMAGE FRANCE GALL

 

 

 

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Bonjour à vous toutes et tous

Un hommage sur France GALL. Je vous ai choisi les chansons que je préférais et que mon choix fera parti du votre.

l'article est un peu long mais difficile de faire autrement. Bonne lecture et écoute. 

Danielle

 

 Hommage à France Gall

 

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France Gall - La déclaration (1974) 

 

Enfance et famille

Le père d'Isabelle Gall, Robert Gall (1918-1990), ancien élève du conservatoire, est un chanteur et auteur, entre autres, des Amants merveilleux pour Édith Piaf (1960) et de La Mamma pour Charles Aznavour (1963). Sa mère, Cécile Berthier, est la fille de Paul Berthier (1884-1953), cofondateur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois. Elle est la nièce de Jacques Berthier (1923-1994), compositeur et organiste, cousine du guitariste Denys Lable, de Vincent Berthier de Lioncourt (d) (fils de Jacques), fondateur, en 1987, du Centre de musique baroque de Versailles (CMBV) et de François Brochet, sculpteur.

Elle voit défiler chez ses parents de nombreux artistes comme Hugues Aufray, Marie Laforêt ou Claude Nougaro. Enfant, elle accompagne quelquefois son père dans les coulisses de l'Olympia. Il lui fait même manquer l'école pour l'emmener voir Piaf, Bécaud ou Aznavour en concert à Bruxelles. Elle commence le piano à cinq ans, puis la guitare vers onze ans. À treize-quatorze ans, elle fait de la musique avec ses deux frères, les jumeaux Patrice et Philippe : ils ont fondé un petit orchestre et jouent l'été sur les plages et l'hiver à Paris. La petite Isabelle est surnommée « Babou1 » par sa famille, surnom qu’elle portera jusqu'à sa mort. Son père, devant son caractère affirmé, lui octroie le titre de « petit caporal ». Ses violons d’Ingres sont la peinture et les jeux de société.

 

Diego Gall/Berger/Hallyday

 

"Diego, libre dans sa tête" interpété en 1985 par France Gall à la télévision québecoise, en 1986 par Michel berger au Zénith de Paris et en 1992 par Johnny Hallyday à Bercy. Montage personnel, je ne possède pas les droits des vidéos

 

Rencontre avec Michel Berger 

C'est en entendant à la radio, un jour de 1973, la chanson Attends-moi interprétée par Michel Berger que France Gall est subjuguée par sa musique. À l'occasion d'une émission de radio, elle lui demande s'il peut lui donner son avis à propos des chansons que son producteur voudrait lui faire enregistrer. Bien que Michel Berger soit déconcerté par la pauvreté des chansons proposées à France Gall, il n'est pas question pour lui d'une collaboration entre eux. Ce n'est que six mois plus tard, en 1974, qu'il accepte d'écrire pour elle, après
qu'elle a fait une voix sur le titre Mon fils rira du rock'n'roll du nouvel album de Berger (Chansons pour une fan), et après que l'éditeur de Gall le lui a proposé. La chanteuse a déjà décidé : « Ce sera lui ou ce sera personne ».

C'est ainsi que naît en 1974 La Déclaration d'amour, premier succès d'une longue liste, et que la carrière de la chanteuse prend un nouvel essor :

 

France Gall - Le paradis blanc (1993) 

 

« Premier disque, première chanson. J'attendais tellement de cette première fois que quand il m'a joué la chanson au piano, j'ai été… comment dire… un peu déçue. Je rêvais d'une chanson rythmique, et me voilà avec une sensuelle déclaration. Le jour du studio, j'étais un peu tendue. Après une ou deux prises, Michel était content. Dans la foulée, il me demande d'écrire un texte parlé sur l’ad lib de la fin comme si j'avais fait ça toute ma vie, écrire ! Il s'est rendu compte qu'il manquait un solo de guitare à deux heures du matin. Effondré, il ouvre la porte du studio et croise un guitariste qui travaillait à côté et qui rentrait chez lui. En un quart d'heure, la guitare de Jean-Pierre Castelain s'imprimait sur la bande seize-pistes où le piano de Michel, omniprésent, donne à lui seul le balancement bien particulier de cette chanson. Premier cadeau. Le public a été là tout de suite. »

 

France Gall - Ella, Elle L'a

 

Elle ajoutera à propos de cette rencontre décisive : « Ça a transformé mon existence, ma vie. Ça m’a apaisée ».

 

Le 6 janvier 1976, après 12 ans de carrière, paraît son premier album studio, France Gall, enregistré en 1975. L'interprète s'entretient à ce sujet avec le journaliste Richard Cannavo : « C'est mon premier album ! C'est un truc énorme pour moi ». Richard Cannavo ajoute : « Ce premier album, c'est une manière d'effacer définitivement la France Gall des sixties : on est passé à autre chose. ».

 

France Gall - Évidemment (1987)

 

Création familiale et musicale 

Comme un cadeau prénuptial, Michel Berger consacre son Numéro 1, diffusé le 22 mai 1976 sur TF1, à l'écriture d'une comédie musicale, Émilie ou la Petite Sirène 76, inspirée du célèbre conte d'Hans Christian Andersen et dont l'héroïne est, bien sûr, France Gall : « C'est la date de cette émission qui a déterminé la date de notre mariage un mois plus tard ». Il en reste un joli duo du couple, succès de l'été : Ça balance pas mal à Paris. Les deux artistes se marient effectivement le 22 juin 1976 à la mairie du 16e arrondissement de Paris. Par cette alliance, France Gall devient la belle-fille du professeur Jean Hamburger, membre de l'Académie française, et de la pianiste Annette Haas. Deux enfants naissent de cette union : Pauline Isabelle (Neuilly-sur-Seine, 14 novembre 1978 - Paris, 15 décembre 1997 morte d'une mucoviscidose22) et Raphaël Michel (Boulogne-Billancourt, 2 avril 1981). Gall partage avec Berger ses années de travail et une vie familiale qu'elle privilégie.

 

Sous l'impulsion de Berger, elle reprend goût à la scène. En 1978, elle monte de nouveau sur les planches, celles du théâtre des Champs-Élysées (où elle avait auditionné quinze ans plus tôt), pour un spectacle intitulé Made in France. Outre le fait que les duettistes travestis brésiliens Les Étoiles assurent un intermède (contesté) en milieu de spectacle et que France Gall enchaîne avec eux sur la reprise d'une de ses chansons de 1973, Plus haut que moi (adaptation française de Maria vai com as outras, une bossa nova écrite, composée et interprétée à l'origine par les Brésiliens Vinícius de Moraes et Toquinho) ; une des originalités de ce spectacle est qu'il repose sur une formation exclusivement composée de femmes : à l'orchestre, aux chœurs23 et à la danse.

 

En 1979, c'est un spectacle inédit auquel France Gall participe dans le rôle de Cristal et qui reste dans les mémoires. L'opéra-rock Starmania est présenté pendant un mois au Palais des congrès de Paris. Composé par Michel Berger et écrit par l'auteur québécois Luc Plamondon, c'est une réussite, alors que ce genre musical ne rencontrait pas les faveurs des producteurs en France.

 

En 1982, durant plusieurs semaines à guichets fermés, France Gall investit le Palais des sports de Paris pour présenter un spectacle novateur sans paillettes et sans strass, mais haut en couleurs et en musiques électriques. C'est Tout pour la musique, dont le public reprend en chœur deux titres devenus depuis des standards de la chanson française : Résiste et Il jouait du piano debout.

 

Entre 1980 et 1985, elle est présente pendant 36 semaines au classement du Top album, avec ses albums Paris, France et Débranche ! ayant respectivement été no 1 pendant 11 et 24 semaines.

 

France Gall - Débranche Zenith 1984 

 

Musique et actions humanitaires 

Les années 1980 sont celles des grandes actions humanitaires dont l'impulsion est donnée par des Anglo-Saxons et le tube de leur Band Aid. France Gall se joindra aux Chanteurs sans frontières, à l'initiative de Valérie Lagrange et sous l'égide de Renaud, pour offrir, en 1985, un SOS Éthiopie au profit du pays en question. Elle prend le relais du même Renaud, au nouveau Zénith de Paris, pour une série de concerts durant trois semaines. Elle y interprète, accompagnée par son public, de nouvelles chansons comme Débranche, Hong-Kong Star, Plus haut, Diego libre dans sa tête et Cézanne peint.

 

Les années 1985 et 1986 voient France Gall avec Michel Berger, Richard Berry, Daniel Balavoine et Lionel Rotcage œuvrer notamment pour le Mali grâce à leur association Action Écoles. Ce sont des écoliers volontaires qui récolteront des denrées de première nécessité pour ces pays d'Afrique où sévit la famine et la sécheresse. Ainsi, des tonnes 

de nourritures et des pompes à eau seront expédiées sous l'œil vigilant des artistes.

 

France Gall Babacar 

 

 

À la suite de la mort accidentelle de Daniel Balavoine le 14 janvier 1986, France Gall chante en 1987 le titre Évidemment, écrit par Berger, en hommage à leur ami disparu. Ce titre figure sur l'album Babacar. Dans cet album, figure également le titre Ella, elle l'a, hommage à la chanteuse de jazz Ella Fitzgerald, qui est resté en tête pendant quatre semaines en Allemagne, étant le cinquième single le plus vendu cette année-là et qui a eu encore plus de succès qu'en France. Suit un nouveau spectacle qui, du Zénith de Paris, part en tournée dans toute la France. C'est l'éblouissant Tour de France 88 mis en scène par Berger. France Gall, qui a déjà songé à arrêter sa carrière, est interviewée à cette occasion par Richard Cannavo :

 

France Gall - Parle de l'Afrique

 

« — Lorsque vous préparez un spectacle, vous vous dites que c'est peut-être le dernier ?
— Non, mais je me dis que je n'en offrirai plus des quantités, ça c'est sûr… Mais ce n'est pas le dernier, parce que le dernier ce sera Michel et moi. En attendant, vous n'imaginez pas combien je vais en profiter, de celui-là. Vous ne pouvez pas vous imaginer ! De chaque soir, de chaque seconde ; il faut que j'amasse un maximum, des émotions, des souvenirs, pour “après”… Parce que le jour où je m'arrêterai, ce sera quelque chose de très douloureux… Mais c'est une chose à laquelle je me prépare depuis des années déjà. Tant que je me sens proche de mon public, ça va. Mais un jour je m'arrêterai, c'est sûr. Je crois que ce qui sera plus fort que ma passion pour ce métier, c'est la crainte de tout gâcher. Parce que ce qui me fait peur surtout, c'est l'idée de ne pas me rendre compte que je vieillis, et que je ne parle plus le même langage. C'est ça qui me fera décrocher : lorsque je ne parlerai plus “leur” langage. Et je veux que ce soit par ma propre volonté, par delà ma tristesse. »Elle désire pourtant interrompre sa carrière après le succès de l'album Babacar et de la tournée consécutive — à la surprise de Michel Berger, qui lui en veut beaucoup sur le moment au point de se sentir trahi.

 

France Gall - concert complet de Bercy. 

 

Mort de Michel Berger et fin de carrière

France Gall prend du recul et enregistre peu pendant les années qui suivent. Elle ne consent à reprendre le chemin des studios qu'à condition d'enregistrer un album avec Michel Berger. Elle s'investit comme jamais dans cette création à deux voix, pas tout à fait un duo ; l'album Double Jeu sort en juin 1992. France Gall et Michel Berger ont tourné ensemble le clip du titre-phare Laissez-passer les rêves.

 

France Gall et Michel Berger annoncent une série de concerts dans diverses salles parisiennes comme La Cigale et Bercy. Le projet est interrompu par la mort brutale de l'auteur-compositeur-interprète, qui succombe à une crise cardiaque foudroyante le 2 août 1992.

 

Marquée par ce tragique évènement, par de sérieux problèmes de santé, puis par la mort en 1997 de l'aînée de leurs enfants de la mucoviscidose, France Gall, si elle fait ensuite quelques apparitions sur la scène musicale (Bercy 1993, Pleyel 1994, Olympia 1996), est moins présente dans l'univers médiatique.

 

Elle met fin à sa carrière de chanteuse en 1997. Les 12 et 15 août 2000, elle fait deux apparitions sur la scène de l'Olympia, pour interpréter Quelque chose de Tennessee en duo avec Johnny Hallyday. C'est la dernière fois qu'elle chante sur scène.

 

France Gall & Johnny Hallyday - Quelque chose de Tennesse.

 

Vie privée 

En 1964, à l'âge de 17 ans donc encore mineure, France Gall vit une histoire d'amour avec Claude François, qui est marié. Leur séparation définitive, en juillet 1967, inspire au chanteur les paroles de Comme d'habitude. S'étant séparés en de mauvais termes, ils ne se revoient qu'en 1973 et chantent en duo dans une émission de télévision en septembre 1974. Elle vit avec le chanteur Julien Clerc de 1970 à 1974.

 

Sa collaboration avec Michel Berger, entamée en 1973, se mue progressivement en relation amoureuse. Ils se marient le 22 juin 1976 à Paris. Ils ont deux enfants :

 

  • Pauline Isabelle, née le 14 novembre 1978 et morte le 15 décembre 1997 d'une mucoviscidose ;
  • Raphaël Michel, né le 2 avril 1981.

 

Michel Berger meurt le 2 août 1992, des suites d'un infarctus, alors qu’il passe ses vacances en famille dans sa résidence d’été à Ramatuelle. Quelques mois après ce drame, dont elle souffre énormément, elle se voit diagnostiquer un cancer du sein, dont elle est opérée avec succès le 22 avril 1993. Elle déclarera par la suite : « À l'annonce de la mort de Michel, j'ai ressenti une douleur dans le ventre, dans le corps, tellement forte, je me suis dit qu'elle devait ressortir d'une manière ou d'une autre. Mon cancer était la concré­ti­sa­tion de mon mal intérieur ».

De 1995 à sa mort, elle partage sa vie avec Bruck Dawit, ancien collaborateur de Sting, Prince, les Rolling Stones ou Eric Clapton.Elle se rend régulièrement à Dakar au Sénégal à partir de 1969. Elle fait construire une résidence dans l’île de N’Gor en 1990 ainsi qu'un restaurant et une école. Après s'être retirée du monde de la chanson, elle y vit six mois par

Elle refuse toute création de fan-club et n’encourage pas l’édition de biographies. Elle déclare à ce sujet, en 1987 : « Qu’il reste quelque chose de moi m’indiffère. Je ne suis pas comme ces personnalités politiques qui éprouvent le besoin de faire bâtir un monument afin de laisser une trace tangible de leur passage : moi, je ne construis que ma vie… » En 2001, elle précise : « Je n'écrirai jamais d'autobiographie. Mon livre, c'était cet autoportrait que j'ai voulu le plus sincère possible », et, en 2004 : « Les chanteurs ne trichent pas. Chanter, ce n'est pas simplement aller chercher de l'air et le ressortir en mots et en notes. C'est donner, se livrer, s'exposer 

 

Elton John & France Gall - Donner Pour Donner (1980) 

 

Hommages

 Ses ruptures sentimentales ont inspiré trois chansons :

    • 1967 : Comme d'habitude de Claude François (paroles de Claude François et Gilles Thibaut, musique de Claude François et Jacques Revaux) ;
    • 1968 : Reste de Claude François, adaptation française par Jacques Plante de Beggin' du groupe The Four Seasons (paroles et musique originales de Bob Gaudio/Peggy Santiglia) ;
    • 1975 : Souffrir par toi n'est pas souffrir de Julien Clerc (paroles d’Étienne Roda-Gil et musique de Julien Clerc).
  • Michel Berger lui consacre également deux chansons d'amour :
    • 1974 : La Déclaration d'amour (paroles et musique de Michel Berger) ;
    • 1983 : Lumière du jour (paroles et musique de Michel Berger).

 

France Gall, nom de scène d'Isabelle Gall, née le 9 octobre 1947 dans le 12e arrondissement de Paris et morte le 7 janvier 2018 à Neuilly-sur-Seine, est une chanteuse française.

 

Elle connaît de grands succès à partir du début des années 1960, remportant notamment en 1965 le premier prix au Concours Eurovision de la chanson avec le titre Poupée de cire, poupée de son. Alors qu'elle connaît le succès en Allemagne, sa popularité s'estompe en France jusqu'à sa rencontre avec l'auteur-compositeur-interprète Michel Berger, qu'elle épouse en 1976. Elle enchaîne alors les succès avec des chansons composées pour elle par Michel Berger.

 

À partir de 1992, marquée par la mort de son mari puis de sa fille, ainsi que par des problèmes de santé, elle se fait moins présente sur la scène musicale, qu'elle quitte en 1997. Elle créé la comédie musicale Résiste en 2015.

 

Un dernier au revoir à France Gall

 

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08/01/2018
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