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HISTORIQUE DES BAGNES

 

Bonjour à vous toutes et tous et aux Personnes qui non pas de Blogs

Merci, voici un article qui m'a été difficile à faire er chercher etc. mais j avais envie et j'y suis arrivé. J'ai appris en plus pas mal de choses et  j'espère que  vous aussi.

Danielle 

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A partir des années 1840, les politiques souhaitèrent l'éloignement des criminels hors de France. Cette politique de transportation débute avec les bagnes militaires (compagnies de discipline) qui s'installent en Algérie dès le début de la conquête coloniale.

Ce transbordement est justifié par l'utopie de valoriser le développement de la colonie grâce au travail des bagnards. Ce travail forcé étant perçu comme un outil de rédemption du bagnard.

Enfin après leur peine, les condamnés ne peuvent pas revenir en métropole. Ils doivent purger une double peine de relégation équivalente à la durée de leur condamnation aux travaux forcés.

Au Second Empire, la suppression des bagnes des ports militaires, jugés à la fois peu désirables et peu rentables, avait été envisagée mais elle ne fut effective que le jour où les bagnes de Cayenne et de Nouméa furent prêts à recevoir tous les condamnés. C'est en 1873 que le bagne de Toulon cessa d'exister. Ses bâtiments furent répartis entre divers services militaires, en particulier ceux de la défense du littoral ; on y vit le Centre d'études de la Marine, l’Artillerie de côte, etc.. Ils survécurent jusqu'en 1944 où ils subirent alors une destruction presque totale. Actuellement, des locaux occupés par les bagnards, il ne subsiste qu'un bâtiment appuyé sur un fragment de l'ancien rempart sud-est de la Darse Vauban, conservé à titre mémoriel ; ce bâtiment est utilisé comme restaurant pour le personnel de l'arsenal.

En 1836 le bagne de Toulon comptait 4 305 détenus, 1 193 condamnés à perpétuité, 174 à plus de vingt ans, 382 entre seize et vingt ans, 387 entre onze et quinze ans, 1 469 entre cinq et dix ans et 700 à moins de cinq ans. De nombreux bagnards célèbres y séjournèrent dont Vidocq en 1799, Marie Lafarge en 1840, l'imposteur Pierre Coignard. Quant à Jean Valjean, il ne fut que le fruit de l'imagination de Victor Hugo.

 

Guyane : l'histoire des bagnards et du bagne | Archive INA

 

 

 

Abolition

 

A l'initiative du guyanais Gaston Monnerville, Sous-Secrétaire aux Colonies, un décret-loi du 17 juin 1938 signé par le président de la République Albert Lebrun abolit la déportation mais la détention est toujours applicable jusqu'en 1945. Le 1er août 1953, les derniers bagnards et leurs surveillants rentraient en France.

 

Localisation des bagnes français 

 

Congé délivré à un forçat libéré de Lorient en mars 1810 l'autorisant à se rendre dans sa commune et à se présenter au commissaire de police en application du décret impérial du 17 juillet 1806.

 

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BAGNE ST LAURENT DU MARONI

 

Métropole

 

  • Pénitencier militaire d'Albertville (Albertville)
  • Bagne de Brest (Brest)
  • Bagne de Lorient (Lorient)
  • Bagne du Havre (Le Havre)
  • Bagne de Cherbourg (Cherbourg)
  • Bagne de Nice (Nice)
  • Bagne de Rochefort (Rochefort)
  • Bagne de Toulon (Toulon)
  • Dépôt de Condamnés de Saint-Martin-de-Ré7 (Saint-Martin-de-Ré)
  • Bagne de Belle-Île-en-Mer (Belle-Île-en-Mer)

Henri "Papillon" Charriere -

 

Outre-mer

 

Guyane française

 

On ne parle que d'un seul bagne de la Guyane française mais il se compose de plusieurs camps et pénitenciers :

 

  • Bagne de Cayenne (Cayenne)
  • Bagne des Îles du Salut (dépendantes de Cayenne)
  • Bagne de Mana (ou bagne des femmes)
  • Bagne de Saint-Laurent-du-Maroni (Saint-Laurent-du-Maroni et Saint-Jean-du-Maroni)
  • Camp Charvein (dit « Camp de la Mort »)
  • Camp Crique Anguille (Montsinéry-Tonnegrande) ou Bagne des annamites, s'y trouvaient aussi des opposants indochinois à la colonisation française
  • Camp des Hattes
  • Camp du kilomètre quarante
  • Camp de l'Îlet Saint Louis
  • Camp de la Montagne d'Argent
  • Camp de Saint Augustin
  • Camp de Sainte Anne
  • Camp de Sainte Marguerite
  • Camp de Sainte Marie
  • Camp de Saint Georges
  • Camp de Saint Jean
  • Camp de Saint Maurice
  • Camp de Saint Philippe
  • Camp de Saint Pierre
  • Camp de Sparouine
  • Camp des Malgaches
  • Camp d'Organabo
  • Camp Godebert
  • Camp La Forestière
  • Camp Saut du Tigre
  • Nouveau Camp
  • Pénitencier de l'Îlet la Mère
  • Pénitencier de Kourou (Kourou)

 

Plusieurs pénitenciers flottants se trouvaient au large de Cayenne et Kourou et se nommaient La Chimère, Le Grondeur et La Truite.

 

Catégories de peines en Guyane

Plusieurs pénitenciers flottants se trouvaient au large de Cayenne et Kourou et se nommaient La Chimère, Le Grondeur et La Truite.

 

Catégories de peines en Guyane

 

La déportation était infligée sous le second empire et la IIIe République, elle était réservée aux espions, activistes politiques et traîtres (Alfred Dreyfus, bien que reconnu innocent a posteriori, subit cette peine). Prisonniers politiques français, les déportés n'étaient pas astreints au travail. Ce n'était pas le cas des prisonniers originaires des colonies.

 

La transportation est applicable aux condamnés aux travaux forcés qui étaient 'transportés' dans une colonie pour effectuer leur peine. Elle s'assortissait du doublage : tout condamné à moins de 8 ans de travaux forcés devait, une fois sa peine effectuée, résider dans la colonie un temps égal à celui de sa condamnation: assigné à résidence.

 

Après 1868, le voyage du retour vers la métropole ou Afrique du Nord restait à la charge du condamné, cependant, en raison du manque de travail dans la région, la plupart des libérés étaient très rarement en mesure de payer leur retour. Pour les condamnations aux travaux forcés supérieures à huit ans : après avoir effectué sa peine, le condamné était assigné à résidence sur la colonie pour le restant de sa vie. Les transportés se classaient en catégories (loi de mai 1854) :

 

  • transportés 1re classe: condamnés aux travaux forcés.
  • transportés 2e classe: condamnés à la réclusion.
  • transportés 3e classe, 1re section: repris de justice en rupture de ban.
  • transportés 3e classe, 2e section: affiliés aux sociétés secrètes (ce sont les condamnés politiques).
  • transportés 4e classe, 1re section (appelée communément doublage): libérés tenus à résider en Guyane.
  • transportés 4e classe, 2e section: libérés astreints à résidence.

 

Les bons éléments des 3 premières catégories pouvaient être autorisés à travailler hors pénitenciers et camps, pour des particuliers (ce sont les garçons de famille) ou l'administration. Ils pouvaient également recevoir une concession (terre à mettre en valeur), puis, plus tard, une concession urbaine (boulangerie, ou autre travail d'intérêt collectif)

 

  • les assignés, ils travaillaient pour des particuliers, y compris les fonctionnaires de l'administration pénitentiaire, qui percevait les salaires (les garçons de famille).

 

La peine de relégation ne frappait aucun délit particulier. Il suffisait d'avoir été condamné plusieurs fois pour être relégué en Guyane. La relégation était toujours à vie. Il existe deux types de relégués :

 

  • les collectifs, vivant en camp, nourris et logés, astreints au travail, mais ne percevant que les 2/3 du salaire,
  • les individuels, disposant de ressources personnelles et ne subissant qu'un appel trimestriel. 

 

  • Bagne de Nouvelle-Calédonie
    • Bagne de Nouméa (Nouméa)
    • Bagne de l'île des Pins
    • Camp Brun

 

Les communards y furent déportés.

 

Indochine

 

  • Bagne de Poulo Condor

 

Madagascar

 

  • Bagne de Nosy Lava, sur l'île de Nosy Lava

 

Bagnes militaires

Article détaillé : Bagne de Biribi.

 

L'armée française crée également des bagnes militaires coloniaux en Afrique du Nord destinés aux fortes têtes et au service militaire des condamnés de droit commun :

 

  • Bagne de Tataouine (Tataouine, Tunisie).
  • Bagne de Biribi (Algérie).

 

Les soldats condamnés s'appelaient par dérision des « joyeux ».

 

Beaucoup des soldats des corps spéciaux (de Biribi) font à partir de 1889 (instauration du service national obligatoire, pour les condamnés des juridictions civiles) le parcours dans l'archipel du bagne suivant : Maisons correctionnelles pour mineurs (Petite-Roquette et autres prisons pour mineurs) et colonies pénitentiaires (Colonie de Mettray et autres colonies), Bagnes coloniaux d'Afrique du nord, Bagne de Cayenne où ils terminent leurs jours au mieux comme relégués

 

Bagnes pour enfants

LE BAGNE POUR ENFANTS -  

 

 

Ce sont les colonies agricoles et maritimes pénitentiaires pour mineurs, véritables écoles du crime. À la suite de la séparation des adultes et des enfants voulue par le code pénal de 1810, plusieurs expériences furent tentées pour le traitement à appliquer à la jeunesse délinquante.

 

En 1832, le comte d'Argout avait proposé de mettre ces enfants en apprentissage, mais cette proposition ne fut pas retenue, et en 1836 une prison fut réservée aux enfants : La petite roquette.

 

En 1840, la première colonie agricole privée fut installée à Mettray, en Indre et Loire. Elle était destinée aux petits délinquants qui devaient être employés à des travaux agricoles.

 

À la suite de cette expérience, la loi du 5 août 1850 généralisait ce type d'établissement et une cinquantaine de colonies agricoles privées étaient installées sur tout le territoire national.

 

Pour les insubordonnés des colonies agricoles, et pour les enfants de moins de 16 ans, condamnés à des peines de plus de 2 ans, l’État avait mis en place une structure plus répressive, appelée « Colonie Correctionnelle ».

 

Cet établissement pénitentiaire pour jeunes détenus a été installé en Corse, dans la région d’Ajaccio, dans la vallée de Saint-Antoine, sous le nom de Colonie correctionnelle de Saint-Antoine.

 

Cet établissement était un centre de détention géré par l'État, et donc un véritable bagne d'enfants.

 

Les établissements de ce genre furent rares, et ils furent supprimés ainsi que les colonies agricoles qu'avec l'Ordonnance de 1945 sur l'enfance délinquante.

 

La révolte de 1934 de la colonie de Belle Île en Mer qui va conduire à cette réforme de 1945. Cette révolte a inspiré le poème de Jacques Prévert, La chasse à l'enfant. Jean Genet raconte son parcours de la colonie pénitentiaire de Mettray et à la centrale de Fontevrault dans Miracle de la Rose.

 

Aujourd'hui

 

En 2017, pour l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignant est le seul candidat à être favorable à l'instauration du « travail en prison », afin de « faciliter la réinsertion »

 

 

Un bagne est un établissement pénitentiaire de travaux forcés. Toutefois, tous les bagnards ne sont pas condamnés aux travaux forcés. Les bagnes coloniaux français sont abolis en 1938 (transportation vers le bagne), et définitivement supprimés en 1945 (détention au bagne). Les derniers prisonniers sont libérés en 1953.

 

Au bagne français de Guyane, le doublage obligeait tout condamné à rester sur place à l'issue de sa peine pour une durée équivalente à sa peine initiale.

 

Le mot « bagne » vient de l’italien bagno, qui était le nom d’anciens « bains publics » à Constantinople, reconvertis en « prison d’esclaves » de l'Empire ottoman1. Les esclaves y dormaient la nuit et travaillaient le jour.

 

Belle-ile-en-mer : Le bagne des enfants - Bretagne Télé

 

Il reste quelques vestiges sur les hauteurs de Belle-ile en mer de l'ancien bagne des enfants.
En juin 1848, des baraquements sont créés à Haute-Boulogne  pres de  la citadelle à Belle-Île-en-Mer.  Il deviendra une colonie pénitentiaire à partir de 1880 et un institution publique d'éducation surveillée (IPES) . Le ministère de la justice acquit en 1902 le domaine de Bruté3 qui devint en 1977 après la fermeture un centre de colonie de vacances et d'accueil de classes vertes.
Une partie des batiments a eté renovée, utilisée en HLM ou par des associations et des syndicats de la commune de Le Palais.


http://www.belle-ile.tv Reportage TV Quiberon 24/7 - 20 Mars 2014

 

 



23/04/2018
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